vendredi 12 juin 2026

Médaille en argent célébrant la prise de Tunis en 1573 par Don Giovanni d’Autriche (1545-1578)

 

Deux prises de Tunis ont eu lieu par les espagnols.

La première en 1935 par Charles Quint. La deuxième en 1573 par Don Giovanni d’Autriche (1545-1578).

Si la première conquête espagnole a duré dans le temps, plus d’un demi-siècle, avec nécessairement ses incidences socio culturelles - manquant à ce jour d’études et d’analyses en profondeur -, la deuxième a été assez brève, interrompue brutalement en 1574 par Sinan Pacha avec cette fois-ci la connexion ottomane de Tunis durant plus de 4 siècles, ayant imprégné aux tunisiens sans aucun doute  un héritage socioculturel très en profondeur.

Giovani d’Autriche ou Don Juan d’Autriche (1545-1578) est un prince de la famille des Habsbourg, fils illégitime de Charles Quint, ayant fait carrière militaire dans les armées de son demi-frère Philippe 2.

Il est le commandant de la flotte européenne à la bataille de Lepante en 1571 infligeant aux ottomans leur première cuisante défaite face aux puissances chrétiennes regroupées en une sainte Ligue.

Monhel

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jeudi 4 juin 2026

Numismatique de Tunisie – Monnaies d’Ali 3 Bey (1882-1902) et de Mohamed Al Hédi Bey (1902-1906) – Cotation Monhel

 

*https://www.amazon.fr/Monnaies-Tunisie-R%C3%A9pertoire-1902-1906-1882-1902/dp/B0D29PB86B/ref=sr_1_6?dib=eyJ2IjoiMSJ9.htqVw

Le livret numismatique ARTmedina-tounes Liv 04/2024 répertoriant les monnaies des beys de Tunisie Ali 3 (1882-1902) et Mohamed Al Hédi (1902-1906) a été publié en 2024 chez Amazon*, complétant ainsi les répertoires Monhel de toutes les monnaies des Beys sous Protectorat français : Liv 01/2023 Mohamed Lamine Bey (1943-1956/57), Liv 02/2023 Ahmed 2 Bey (1929-1942) et Moncef Bey (1942-1943), Liv 03/2023 Mohamed Ennaceur Bey (1906-1922) et Mohamed Habib bey (1922-1929).

Ces répertoires de monnaies ont été accompagnés par leur cotation Monhel qui se distingue par deux limites relatives aux prix minimum et maximum de la monnaie en fonction de son état de conservation et son degré de rareté.

Le prix minimum correspond à l’état de conservation « Beau » alors que le maximum à l’état «Superbe ».

Les états de conservation d’une monnaie selon la classification européenne [B « Beau », TB « Très beau », TTB « Très très beau », « Superbe », « Splendide », « Fleur de coin »] et les degrés de rareté [R1 à R8] sont spécifiés en annexe des livrets numismatiques ARTmedina-tounes. De la sorte, le détenteur d’une monnaie est en mesure d’avoir sa propre évaluation de la valeur.

A noter que l’état de conservation « Beau » est caractérisé par beaucoup d'usure, de nombreux coups et rayures, mais toute inscription doit être lisible. Quant à l’état de conservation « Superbe », il est caractérisé par l’éclat d’origine de la monnaie avec une légère trace de circulation.

Si l’état de la monnaie est en dessous de l’état limite inférieur « Beau », la monnaie ne vaut plus que par son poids de métal et en général ne représente plus de valeur numismatique (mis à part les états particuliers des monnaies antiques).

La cotation Monhel est établie en fonction de spécificités tunisiennes révélant parfois des degrés de rareté plus (ou moins) prononcés en comparaison avec les données de « Maisons numismatiques » à l’international. En conséquence, parfois des valeurs marchandes plus élevées ou inversement. Elle vient combler un vide d’information numismatique spécifique à la Tunisie.

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mardi 2 juin 2026

Patrimoine de Tunisie - La chaine Selsela berbère en argent massif

Elle figure parmi les emblèmes méconnus du patrimoine des bijoux berbères en argent de Tunisie.


Fig.1 – Patrimoine de Tunisie – 1/ Parure de poitrine aux fibules de la Melia en argent massif. 2/ Tableau d’Alexandre Roubtzoff montrant une berbéro bédouine de Tunisie habillée de la Melia nouée par la parure de poitrine aux fibules – Réf. ARTmedina-tounes

La parure de poitrine aux fibules de la Melia berbère a été conçue avec trois chaines essentielles.

Au début, avec la chaine Selsela en argent massif, emblématique, assez lourde, un choix mystique d’origine berbère.

Lorsque le cout de métal argent a commencé à flamber à partir du 18 et 19 èmes siècles, la Selsela s’est vue supplantée par deux autres chaines beaucoup moins légères, à portée plus économique.

La Rihana (fig.3) à anneaux aplatis, la plus connue de tous et des tunisiens, et la chaine Selsela enchevêtrée (fig.4), conçue en s’inspirant des deux anneaux soudés en perpendiculaire de la Selsela originale (fig.2), une magnifique chaine assez légère, aussi méconnue que sa consœur ainée (Réf. Monhel, « Les bijoux berbères en argent de Tunisie », 2023, Amazon)*.


Fig. 2 – Bijoux berbères en argent de Tunisie – Parure de poitrine aux fibules de la Melia Berbère – Elément de base de la chaine Selsela en argent massif conçu en anneaux soudés en perpendiculaire – Réf. ARTmedina-tounes.

L’élément de base de la Selsela en argent massif se distingue par sa conception originale sous forme de deux anneaux soudés en perpendiculaire. 

Fig. 3 – Bijoux berbères en argent de Tunisie – Parure de poitrine aux fibules de la Melia Berbère – Chaine Rihanna à anneaux applatis – Réf. ARTmedina-tounes.


Fig. 4 – Bijoux berbères en argent de Tunisie – Parure de poitrine aux fibules de la Melia Berbère – Chaine Selsela enchevêtrée assez légère conçue en s’inspirant des deux anneaux soudés en perpendiculaire de la Selsela originale – Réf. ARTmedina-tounes.

Dans les souks d’aujourd’hui, on ne trouve presque plus de ces chaines originales berbères emblématiques du patrimoine de Tunisie.

La Rihana made in China circule toujours, toutefois, avec l’apparition timide de Rihana made in Tunisia grâce à la nouvelle vague de jeunes artisans tunisiens qui se distinguent par leurs innovations et…leur parcours universitaire, une originalité tunisienne.

Quant aux Selsela lourdes et légères (fig. 2 et 4), on ne les rencontre presque plus. En déperdition totale. Démodées tout comme l’habit de la Melia depuis le 20è siècle, elles sont passées par le brasier de fonte des bijoutiers des années 1960 pour en faire des bijoux à la mode, comme ils disent.

En publiant en 2003 son cahier artistique n°04 intitulé : « Les bijoux berbères en argent de Tunisie » chez Amazon*, en digital et en papier, Monhel s’est fixé comme objectif de garder la trace indélébile de ce patrimoine magnifique.

Surtout, une référence matérielle des produits originaux pour pouvoir faire la distinction avec les produits innovants qui pullulent dorénavant grâce à cette nouvelle vague d’artisans. Tant mieux. Mais quand ces innovations s’éloignent parfois énormément du produit original, il y a nécessité de le faire savoir pour ne pas nuire au produit original du patrimoine notamment quand il s’agit de normes de qualités, de modèles ou d’utilisations.

Comme exemple concret lié au contexte économique et au faible pouvoir d’achat, on peut citer le poids de ces produits innovants qui n’ont rien à voir avec les produits originaux du patrimoine. Une main de Fatma tellement mince ne représente plus celle de la berbéro bédouine de Tunisie beaucoup plus consistante, majestueuse au toucher.

*https://www.amazon.fr/Bijoux-berb%C3%A8res-en-argent-Tunisie-ebook/dp/B0BT4K622K/ref=sr_1_1?dib=eyJ2IjoiMSJ9


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samedi 9 mai 2026

Mois du patrimoine 2026 – De la nécessité de sauvegarde des objets des musées

 

Disparition en 2006 de 200 monnaies en or byzantines du Musée du Bardo de Tunis 

Monnayage byzantin – Monnaie en or Solidus de Constantin VII Porphyrogenitus, 945-959 A.D, Constantinople, Référence: Maison de numismatique Ma-shops.

Selon l’article publié en 2018.3.6 par la revue Tuniscope* en référence à une publication de l’agence turque « Anadolu agency », le Directeur de l’INP (Institut National du Patrimoine de Tunis) a déclaré la disparition  du musée du Bardo, entre 2012 et 2013, de 200 monnaies en or Byzantines et qu’après les recherches, il s’est avéré que leur vol a été commis en 2006 !

* : https://www.tuniscope.com/article/45072/actualites/tunisie/pieces-bardo-513216

La déclaration mentionne la date du vol en 2006, mais s’abstient de parler des voleurs ni de leur arrestation.

C’est en 2012 que l’INP s’est aperçu de la disparition de ces monnaies, c’est à dire six longues années après leur vol.

Mêmes les plus prestigieux musées du monde, le British Museum ou le Louvre pour ne citer que ces musées, ne sont pas exempts de vols. Toutefois, les citoyens de ces pays sont bien informés juste après les méfaits. Les objets identifiés. Les responsables recadrés, voire déplacés ou punis. Dans l’immédiat, une stratégie de prévention et de sauvegarde est mise en place pour que cela ne se reproduise plus.

En 2026, 20 ans après le vol du Bardo, est-ce que ce dossier a été résolu ?. Les auteurs du vol ont-ils été démasqués et les monnaies retrouvées? La question est bien entendu posée à l’INP et au musée du Bardo de Tunis.

Le vol du Bardo est un exemple d’anomalie dans la gestion de suivi et de sauvegarde des pièces de nos musées et du patrimoine national de Tunisie.

L’essentiel est la prévention et la bonne stratégie de parade aux méfaits.

A ce sujet, il m’est arrivé de parler du rapport de la cour des comptes de 2020 qui révèle le non réalisation d’inventaire annuel du plus prestigieux de nos musées, révélant du même coup la réalité d’une mauvaise gestion persistante. Depuis, à ma connaissance, aucune stratégie pour remédier et prévenir aux faits ci-dessus n’a été publiée.

Durant la célébration annuelle du mois du patrimoine « 18 avril – 18 mai », on constate l’intérêt de plus en plus croissant des citoyens tunisiens pour la promotion et la protection de leur patrimoine.

Pour ma part, imbu de culture numismatique, j’ai saisi une première fois en 2020 le ministère chargé de la culture, de la nécessité d’élaboration d’une stratégie de gestion de suivi et de sauvegarde des objets du patrimoine axée notamment sur les nouvelles technologies. J’ai même voulu contribuer en demandant l’autorisation de numériser une partie des monnaies, d’ailleurs pas aussi nombreuses comme on a tendance à le croire…sans réponse.

J’ai également contribué par la publication de suggestions pour une nouvelle stratégie de gestion et de promotion du patrimoine en annexe du cahier artistique ARTmedina-tounes n°03 intitulé : « Système monétaire de la régence de Tunis 1574 – 1891 - Répertoire des monnaies beylicales en images » publié chez Amazon en 2020, révisé en 2023.

https://www.amazon.fr/Syst%C3%A8me-mon%C3%A9taire-r%C3%A9gence-Tunis-1574-1891-ebook/dp/B0DY3581MK/ref=sr_1_5?dib=eyJ2IjoiM

L’essentiel est de ne pas s’avouer vaincu. L’amélioration continue est la devise de la majorité des tunisiens.

Monhel

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