Il est le 4ème fils d’Hussein
2 Bey dont le règne remonte à une cinquantaine d’années de 1824 à 1835. Ses
deux frères ainés Mohamed et Sadok règneront avant lui, de 1855 à 1859 pour le
premier et de 1859 à 1882 pour le second. Son 3ème frère (demi) Adel
Bey entrera en rébellion en 1867 et en tant
que Bey du camp à cette période, il se chargera de massacrer l’ensemble
des rebelles et parmi eux son demi-frère Adel Bey qui sera d’abord emprisonné
avant de subir la mort.
C’est par Ali 3 Bey que le pouvoir d’Etat
dans la régence de Tunis est passé officiellement aux mains des autorités
françaises. En effet, par la convention de la Marsa signée le 8 juin 1883, Ali
3 Bey a renoncé à ses pouvoirs d’Etat en ne conservant que son autorité
nominale. Toutes les administrations du pays notamment l'armée, la police et les
affaires étrangères sont dorénavant sous l’autorité de la puissance coloniale.
Dès son accession au trône et pour la
première fois dans l'histoire du pays, un vizir tunisien, Mohammed Aziz
Bouattour, est nommé à la place du vizir d’origine mamelouk Mohamed Khaznadar désigné
précédemment par son père.
Les vizirs chefs de gouvernement étaient
désignés parmi les mamelouks* les plus fidèles et proches du Bey. Tout comme
son mentor Ali 3 Bey, le vizir tunisien Mohammed Aziz Bouattour s’est montré encore
plus obéissant aux ordres de la France qui l’a maintenu à son poste jusqu’à la
date de son décès en 1907.
*Les mamelouks sont des jeunes esclaves étrangers élevés sous la bannière des Beys. Convertis à l’islam, ils ont été éduqués en suivant le parcours militaire et nombreux d’entre eux se sont hissés aux premiers postes de la gouvernance beylicale].
Monhel
ARTmedina-tounes
Copyright