La problématique de
l’emballage du plastique suscite des soucis de santé et d’environnement à
travers le monde.
En Tunisie, le
projet de loi soumis en mai 2026 par un groupe de députés à l’ARP (Assemblée
des représentants du peuple) vient justement relancer cette problématique. Dans
le bon sens ou le mauvais ?
La lettre/Mail ci-après
en date du 21 Septembre 2026 envoyée au Président de l’Assemblée ARP vient
interposer l’avis d’un simple citoyen sur un sujet majeur intéressant la
majorité des Tunisiens préoccupés par leur santé et par la pollution de plus en
aigue de leur environnement :
« Tunis le 21 Septembre 2026
Moncef Helioui. Universitaire en retraite.
Entrepreneur.
A l’aimable attention de Monsieur le
Président
de l’Assemblée des représentants du
peuple
Objet :
Décret n° 2020-32 interdisant le sachet plastique jetable. Projet de loi soumis
en 2026 pour sa révision et/ou annulation.
P.J :
lettre adressée à qui de droit pour l’application de la réglementation de 2020
interdisant le sachet plastique jetable responsable d’énorme pollution
et son remplacement par le sachet en papier déjà fabriqué en Tunisie
Monsieur
le Président de l’Assemblée des représentants du peuple,
En tant
que citoyen tunisien, je viens par la présente porter à votre connaissance que
la soumission du projet de loi présenté en 2026 par un groupe de députés pour
réviser et/ou annuler la réglementation de 2020 relative à l’interdiction du
sachet plastique jetable n’a pas approfondi l’examen de l’opportunité du sachet
en papier, matière première locale, passée presque sous silence au profit du
plastique.
Le
citoyen est plutôt berné par la présentation de ce projet puisqu’à son sens, le
sac plastique jetable serait définitivement interdit alors qu’en réalité il
demeurera autorisé sous forme de plastique biodégradable (Moussa Haj, Haj
Moussa).
Alors
pourquoi un tel projet qui ne change rien à la réglementation en vigueur de
2020 qui a déjà prévu les alternatives de plastique technique (biodégradable),
de papier ou de textiles ? Débourser une deuxième fois l’argent du
contribuable pour une deuxième transition ? Et les résultats de la
première ?
Le non
application de la réglementation de 2020 n’a pas permis à ces derniers produits
écologiques de percer puisque les supermarchés ont continué à proposer le
sachet plastique en ignorant son interdiction.
Les
tunisiens n’en veulent plus de ces sacs plastiques polluant l’environnement et
il faudra en tenir compte. Même s’il faudrait un référendum pour cela. Un
référendum qui inclurait également la question de l’interdiction de la
bouteille en plastique et le retour à la bouteille en verre (consignée),
matière première locale déjà fabriquée en Tunisie, tout comme le sachet
plastique.
Réviser
ou annuler une loi passe d’abord par son application durant une certaine
période permettant de tirer les conclusions de son maintien ou non.
En
conséquence, je vous demande de bien vouloir, Monsieur le Président, demander à
qui de droit l’application de la loi de 2020 laissée en veilleuse durant plus
de 5 ans.
Ne
doutant pas de votre conviction de l’application stricte de la loi et de votre
intérêt pour la protection de l’environnement, veuillez agréer, Monsieur le
Président, ma plus haute considération.
Moncef Helioui. Universitaire en retraite.
Entrepreneur. Collectionneur de bijoux berbères en argent. Numismate. Peintre.
Auteur des cahiers artistiques et numismatiques ARTmedina-tounes sur Amazon. ».